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Sep 07
Mardi

 

Transe-Gaule 2007

La Transe-Gaule est la course pédestre individuelle la plus longue de France.

Dix-huit étapes en dix- huit jours consécutifs, sans jours de repos. 

Départ de Roscoff (Finistère), arrivée à Gruissan-plage (Aude), 1150km plus loin.

L'étape la plus courte est de 49km (11ème, Bourganeuf-Peyrelevade), la plus longue de 75km (12ème, Peyrelevade-Mauriac). La moyenne journalière est de 63.9km.

Les règles de course de La Transe Gaule sont délibérément aussi simples que de mettre un pied devant l’autre :

  • une étape d’une distance comprise entre 49 et 75 kilomètres par jour, à couvrir à une moyenne minimum imposée (éliminatoire) de 5,5 km/h,

  • dix-huit étapes en dix-huit jours,

  • classement général unique par cumul des temps de chaque étape.

Des règles qui réservent a priori le challenge à des coureurs d’ultra insatiables et possédant un sérieux background, tout en restant une épreuve raisonnable dans sa durée… Certes, à l’Homme rien d’impossible, mais foi, audace, courage, enthousiasme et maîtrise de soi seront malgré tout des atouts indispensables pour relever le défi et le mener à bien.

L’Ultramarathon, un état d’esprit

La Transe Gaule est une compétition pédestre. Pourtant, plus que simplement participer à une compétition, prendre part à un ultramarathon reste en premier lieu une expérience personnelle. La volonté des organisateurs est de créer une épreuve où coureurs, suiveurs et bénévoles partageront trois semaines durant, une véritable « aventure » non galvaudée, en commun et dans le climat de droiture, d’intégrité, de fair-play, de fraternité et d’ouverture d’esprit propre aux ultramarathoniens.

Les organisateurs - ultramarathoniens eux-mêmes – veilleront au bon déroulement de l’épreuve dans la régularité tout en s’appuyant sur le respect mutuel et l’honnêteté des participants.

Source Yanoo.net

 

Prendre le départ de cette course aura été un de mes plus grands moments de course à pied, sinon le plus grand.

La veille du départ, dans le gymnase de Roscoff, je me suis senti transporté dans un autre monde. Tous ces coureurs aguerris, avec des milliers de kilomètres au compteur, c'était impressionnant. On se demande forcément ce que l'on fait là. Lors de la présentation des coureurs et la lecture de leur "CV", c'est encore pire. Trans-Europe, Trans-Allemagne, Trans-America, mutiples Transe-Gaule ou course multi-days... Un autre monde...

La course ne m'aura pas épargné, avec de multiples ampoules, tendinites très handicapantes aux tendons d'achille et nombreuses heures passées sur la route à lutter contre le temps et les douleurs. Mais c'était le prix à payer pour mon inexpérience. Ecouter son corps est primordiale sur ce genre d'ultra, mais aussi, savoir récupérer et se reposer. C'est dans les 2 premiers jours que j'ai accumulé de nombreuses erreurs que j'ai ensuite payé au prix fort, frôlant l'élimination le 4ème jour (67km en 11h57 pour un cut-off à 12h11) ou l'abandon à plusieurs reprises lors des 9ème et 13ème étapes. Malgré tout, je me suis accroché comme un fou à cette envie d'aller au bout, aider par ma famille mais aussi les autres coureurs et leurs suiveurs, les bénévoles, qui par leur soutien et leurs encouragements, vous obligent à continuer jour après jour.

Des liens se créent avec d'autres coureurs, qui galèrent eux aussi. On passe des heures à se soutenir, s'encourager, et chaque arrivée d'étape est une victoire. Les applaudissements nourris des autres  coureurs lors de l'arrivée au gymnase valent toutes les victoires. Dix-huit jours, dix-huit victoires sur soi-même, aucune contre les autres. Et c'est peut-être là le plus important... C'est pour cela certainement, que chaque abandon est douloureux pour l'ensemble des coureurs et des bénévoles. Une personne en moins sur la course, c'est un vide de plus.

Il faut souligner le travail formidable de l'équipe de bénévoles mise en place par Jean-Benoit Jaouen, le race director préféré de la Gaule et inventeur génial de cette traversée de la France. Aucune fausse note, jamais de repit pour ceux qui sont là dix-huit jours durant, au service exclusif des coureurs. Sans eux, la Transe-Gaule n'existerait pas, ou serait un enfer.

J'ai eu l'honneur d'être accepté sur cette course, d'en prendre le départ et d'aller au bout.

Merci à tous ceux qui m'ont permis de faire de ce rêve une réalité.

Gwen, fier d'être Gaulois.

 
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