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Beau week-end en Charente-Maritime, pour la 1ère édition du 1er marathon axé sur le respect de la nature et le développement durable: le Maraisthon, couru dans le marais Poitevin.
Je suis parti de Bretagne avec mon pote "Le loup aux pieds verts" , dès le vendredi midi, car le marathon avait lieu le samedi matin. Nous avons été hébergés par la famille "Courtoujours" dont le logo vous est désormais familier.
J'avais décidé de retenter de battre mon record, car malgré les 24h de Séné (23 mai) et un semaine de vacances debut juin, la forme semblait être toujours là...
Le parcours plat étant propice à faire un chrono, je suis parti sur des bases élevées -un peu trop à mon goût- mais j'ai déroulé sur les 1ers km, en attendant de trouver le bon rythme. Je ne suis pas habitué à courir à 13km/h, donc il faut du temps pour se règler.
J'ai rapidement trouvé un groupe de 4 coureurs qui me semblaient partis pour un bon chrono, et me décidais à rester avec eux. J'ai demandé s'ils visaient 3h15, et leur réponse positive me confirma que j'étais bien là!
Le "meneur d'allure" improvisé me semblait facile, et en discutant, je compris pourquoi: 2h43 sur marathon et 8h30 sur 100km, sans commentaires!
Nous avons passé le km5 en 21'35, puis le km10 en 43'30 environ (nous avons raté le panneau). Les 15 km étaient avalés en 1h06 pile, et le rythme élevé me satisfaisait au-delà de mes espérances.
Au passage du semi, je bats mon meilleur temps (1 seul semi, couru en 2004!) en 1h35'00". Nous avions déjà levé un peu le pied, car nous étions trop rapides, sur des bases de moins de 3h10. C'est d'ailleurs moi qui ai demandé, car j'avais peur de "piocher" trop tôt.
Le circuit comprenant 2 boucles de 22 et 20km environ, à part quelques petites bosses vite passées, ne comportait aucune difficultés. Beaucoup de passage ombragés, le long de canaux et en sous bois. Le temps étant resté couvert, cela permettait de se consacré uniquement à garder l'allure le plus longtemps possible.
Malgré 2 petits coups de fringale, nous passons le km30 en 2h12'40", soit un léger déficit de 40" par rapport aux 15iers km: parfait!
Ensuite, la machine à calculer s'est mise en route, car je sentais que le record pouvait exploser, en faisant attention. Mais je sentais aussi que la vitesse n'allait pas tarder à baisser, les jambes commençant à tourner moins bien. J'ai demandé à mon lièvre de baisser légèrement l'allure, mais nous reprenions rapidement l'allure précédente.
Finalement, c'est entre les km 37 et 38 que ce qui devait arriver arriva: ça a commencé à coincer, et jusque qu'au 40ème, il a fallu s'accrocher. Du mieux ensuite, mais impossible de reprendre le temps perdu...
Je me suis alors concentré pour finir en moins de 3h15, objectif que je vise depuis un certain marathon de Vannes en 2007 (3h16'27).
C'est avec un grand plaisir que j'ai passé la ligne d'arrivée en 3h14'55'': yessss, ça c'est fait! Mon lièvre m'avait lâché au km38, mais son aide aura été très précieuse. J'ai quand même réussi à le retrouver plus tard pour le remercier... Je profite de la bonne forme actuelle pour faire tomber les records, car il va bientôt falloir recommencer à courir tout doucement...
L'après-midi a été consacré au farniente sur le site du village marathon, au stand "Courtoujours"...
Ce "maraisthon" va, j'espère, devenir un rendez-vous incontournable des marathoniens, car bénévoles et organisateurs ont vraiment été parfaits. Un seul bémol: les ravitos un peu décalés (km7 par ex) et un peu légers en nourriture (des abricots secs m'auraient éviter de subir 2 coups de fringale). Mais j'y reviendrai volontiers.... en 2012!
En soirée, le week-end n'était pas fini, loin de là, mais ça n'avait plus rien à voir avec le sport :))
Gwen.
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24h de Séné, 22 et 23 mai 2010. |
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Deux objectifs pour ce rendez-vous annuel dans le Golfe du Morbihan: rester en piste pendant 24h sans aller dormir et atteindre au moins 150 km.
Parti sur des bases de 10km/h comme à chaque course horaire, j'ai faibli après la 4ème heure... comme à chaque course horaire!
Les premiers tours servent à retrouver les potes et discuter un peu, puis chacun rentre progressivement dans sa course. Il fait très chaud et la réactivité des organisateurs va nous permettre de ne pas laisser trop de forces inutiles dans la bataille. En effet, ils ont rapidement placé de gros bidons d'eau sur le parcours, et deux jets en continu, sous lesquels nous passons avec grand bonheur. Les 6 premières heures sont correctes, puisque j'ai déjà parcouru 55 km (9.177 km/h).
Je vais ensuite m'écrouler dans les 6 heures suivantes. La chaleur commence à être dure à supporter, surtout qu'il est 16h et que nous en avons encore pour quelques heures... Je vais faire un arrêt "bien-être" au bout de 8h30 de course, pour passer entre les mains d'un ostéopathe. Comme d'habitude, j'ai mal aux adducteurs, et puisque je n'avance pas, autant prendre soin de la mécanique. Je passe ensuite au ravitaillement pour manger tranquillement un plat de pâtes, puis je reprends la course sans beaucoup de conviction. Nouvel arrêt pour me faire manipuler après 11h de course, car je commence cette fois à avoir une douleur plus importante. Je vais rester 40' sur la table de massage avant de pouvoir repartir... Mon espoir de faire 100 km dans les 12 premières heures est désormais très très loin. Je boucle les 12 heures avec seulement 83 km (6.938 km/h) et j'ai dégringolé de 15 places, de la 13ème à la 28ème. Et ce n'est pas fini puisque je vais encore en perdre 2, dans les tours suivants.
J'entame la 2ème partie de course en 30ème position, et je me dis que la nuit va être longue... Je me rends compte que je ne vais sans doute pas passer les 100 km avant la 15ème heure de course!!! Je pense que je dois pouvoir atteindre 150 km, puisque je suis capable de marcher 10h à 5 km/h, mais je sens que ça va être pénible. Malgré tout, j'arrive toujours à courir, avec un peu de marche quand même. Et puis, je commence à me sentir bien, avec la fraicheur qui arrive. Je me mets à accumuler les tours et en moins de 14h, j'ai finalement atteint les 100 km (7.194 km/h). La marche en avant a repris, et je me sens de mieux en mieux. J'ai trouvé un rythme de confort, et en 10h, je devrais avoir bouclé les 150 km minimum. Je ne pense pas encore à mon record perso (164.4 km), car je sais qu'il peut se passer encore beaucoup de choses, mais....
Je continue à grignoter des places à la faveur de mon rythme retrouvé, mais aussi à l'arrêt de certains coureurs, partis se reposer. A ma grande surprise, je ne faibli pas malgré les heures qui passent et je cours maintenant avec un autre breton, avec lequel je vais tourner pendant presque la totalité des heures restantes. Après 18 heures de course, j'ai avalé presque 125 km (6.94 km/h). Il me reste 25 km minimum à faire en 6h, et seulement 40 si je veux battre mon record!!! Je reviens de très loin, mais je reviens bien!
Je dis à Gérard, qui m'accompagne, qu'il nous faut 5 tours et demi à l'heure pour passer 165 km (1 tour = 1.380 km environ). Je vais toujours très bien, et même si je me méfie d'un coup de fatigue, j'ai de très bonnes sensations. Pendant 3 heures, nous allons prendre de l'avance sur l'objectif, et comme nous ne faiblissons pas, la machine à calculer n'arrête pas de tourner dans ma tête! Après 21h de course, j'en suis à 149 km (7.097 km/h) et le record semble plus accessible que jamais. Gérard est remonté à la 11ème place (il est champion de Bretagne 2009, et à ce moment là, 4ème breton) et moi à la 13ème.
La 22ème heure va être la moins bonne, avec seulement 5 tours et un peu plus de marche. Mais pas la peine de s'affoler, c'est normal de craquer un peu. Encore un peu moins de 9 km à faire, ça devrait passer! A la fin de la 23ème heure, j'ai accumulé 163.8 km... Encore 600m à faire... et un heure devant moi, YES!!!
Nous allons alors finir comme des boulets de canon, car une fois mon record battu, il reste plus de 50' de course, et quelques places à faire gagner à Gérard pour qu'il puisse à nouveau monter sur le podium du Championnat de Bretagne. Je décide de m'attaquer au record de mon pote Stéphane Madec (169 km), qui m'avait lancé un défi avant la course... En 3 tours je l'ai avalé et la barre des 170 km me tend les bras. Il reste un petit quart d'heure, et lorsque je passe au pointage à quelques minutes du gong, j'ai atteint 170.8 km. Je dis à Gérard que je veux aller chercher 172 km: gourmandise, quand tu nous tiens! Dernier passage sur la ligne, les 172 km sont là et pour éviter toute mauvaise surprise lors du mesurage final (un 171.985 km par ex) je vais encore faire quelques centaines de mettre pour assurer le coup. A ma grande surprise, alors que je suis 12ème depuis longtemps, je gagne une place. Je viens de passer le 11ème sans le savoir... C'est le coup de corne de brume final, et je suis super heureux des 12 dernières heures que je viens de faire. Classement final: 11ème avec 172.304 km (7.18 km/h), nouveau record personnel.
Gérard réussi à terminer 3ème breton grâce sa 8ème place au scratch et 179.213 km (7.47 km/h)
Voilà un week-end sportif qui fait du bien, après ma gamelle du marathon du Mont Saint-Michel, et qui me prouve que je suis vraiment en forme en ce moment. Et puis j'aime beaucoup ces moments d'ultra, qui permettent de partager énormément pendant des heures, avec d'autres coureurs bien sûr, mais aussi avec les accompagnateurs, les spectateurs, les bénévoles, les organisateurs...
Gwen.
PS: Tous les résultats, heure par heure, sont là. |
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Je n'ai pas eu le temps de mettre un résumé digne de ce nom, pour cette course qui restera une référence pour moi au niveau des courses horaires. Je m'y attèlerai dans le courant du mois de juin, car les vacances arrivent!
Vous pouvez toutefois, si vous ne l'avez pas déjà fait, regarder les résultats heure par heure, sur le site des 24h de Séné.
Je peux toutefois vous dire que j'ai battu assez largement mon record (164.4 km) avec une nouvelle marque à 172 km, soit 7 km/h de moyenne.
En pleine forme depuis plus d'un mois, j'ai enfin pû en profiter, après mon demi-échec au marathon du Mont Saint-Michel.
Dans une petite quinzaine de jours, promis, j'essaierai de vous faire vivre ma course.
Gwen. |
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Marathon du Mont Saint-Michel 2010 |
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Premier marathon de l'année, sur lequel j'avais décidé de m'attaquer à mon record personnel (3h16'27) et tenter moins de 3h15. Nouveau départ, sur le port de Cancale, avec une belle montée sur plus d'un km pour se mettre en jambes. Quelques variantes sur le parcours, par rapport aux précédentes éditions, qui permettent de rompre un peu la monotonie, après 6 participations. Je suis sans doute parti un peu vite avec un passage au km10 en 44'45, mais c'est le vent que nous avions constamment de face ou 3/4 face, qui m'a obligé à laissé tomber toute ambition chronomètrique. J'ai baissé les bras 3km avant le semi, que j'ai passé en 1h37'10, excédé de devoir lutter contre le vent. Je me suis alors concentré sur l'objectif minimal que j'ai sur chaque marathon: moins de 3h30. J'ai eu beaucoup de mal à avancer après le semi, car démotivé et déçu de ne pas avoir pû voir si j'avais vraiment mon record dans les jambes... Je me suis quand même appliqué à ne pas perdre trop de temps à chaque km, car même si j'avais une belle avance, je sais que l'on peut perdre beaucoup de temps lorsqu'on a lâché mentalement. J'avais plus une allure de footing sur cette deuxième partie, sur laquelle mon moral a fait le yoyo.... Je me suis même surpris à hurler "P**** de vent de m****" après le km33, tellement il m'a usé. Finalement, le meneur d'allure des 3h30 m'a doublé au km40, mais un dernier coup de collier à 400 mètres de l'arrivée et je termine en 3h29'57!!! Ce marathon m'aura au moins servi de sortie longue, en vue des 24h de Séné qui ont lieu le 22 Mai. L'arrivée est toujours aussi belle, avec ces 4 derniers interminables kilomètres, avec le Mont qui se dresse en face de vous et qui ne veut pas se rapprocher! Je reviendrai en 2012 pour une 8ème participation, si tout va bien.... Gwen. |
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